Dao Yin et Qi Gong sont aujourd’hui très proches, mais ils ne sont pas strictement synonymes.
Le Qi Gong désigne un vaste ensemble de pratiques chinoises qui travaillent notamment le mouvement, la respiration, l’attention et le Qi.
Le Dao Yin constitue l’une des racines historiques importantes de cette culture corporelle.
On pourrait donc dire que le Dao Yin appartient à la grande famille historique des pratiques qui ont contribué au développement du Qi Gong.
La distinction n’est toutefois pas absolue.
Selon les écoles, les lignées et les périodes historiques, les termes ont été utilisés de différentes manières et certaines pratiques peuvent être désignées à la fois comme Dao Yin et comme Qi Gong.
C’est pourquoi il est préférable de voir le Dao Yin et le Qi Gong comme deux traditions étroitement apparentées plutôt que comme deux disciplines totalement séparées.
Le mouvement dans le Dao Yin
Le mouvement du Dao Yin n’est pas recherché pour sa performance.
Il peut être lent, doux, spiralé ou rythmé par la respiration.
On retrouve notamment :
des étirements ;
des rotations ;
des mobilisations articulaires ;
des mouvements d’ouverture et de fermeture ;
des changements de posture ;
des déplacements ;
des exercices coordonnés avec la respiration.
L’objectif traditionnel n’est pas de produire un mouvement spectaculaire.
Il s’agit plutôt de rendre le mouvement progressivement plus conscient.
Le corps apprend alors à bouger avec moins de tension inutile et davantage de précision.
La respiration
La respiration joue un rôle essentiel dans les pratiques de Dao Yin.
Elle permet de relier le mouvement extérieur à l’expérience intérieure.
Dans une pratique traditionnelle, on cherche généralement à laisser la respiration devenir progressivement naturelle, régulière et consciente.
Le pratiquant peut apprendre à observer :
le rythme de sa respiration,
les mouvements du thorax et de l’abdomen,
les tensions qui apparaissent,
les moments de blocage,
et la relation entre respiration et mouvement.
La respiration n’est donc pas simplement un élément ajouté à l’exercice.
Elle devient l’un des fils conducteurs de la pratique.
L’attention et l’intériorité
Le troisième aspect fondamental est l’attention.
Un mouvement effectué mécaniquement n’a pas la même qualité qu’un mouvement accompagné par une conscience précise du corps.
Dans le Dao Yin, l’attention peut être portée sur :
les appuis,
la colonne vertébrale,
les articulations,
la respiration,
les sensations corporelles,
le relâchement,
ou encore la trajectoire du mouvement.
Cette attention transforme progressivement la manière dont le pratiquant habite son propre corps.
Le Dao Yin peut ainsi devenir une forme de méditation en mouvement


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